Bouddhisme en France
Aujourd'hui je voudrais vous introduire un peu sur le Bouddhisme en France.
Avant le 19ìeme sieøcle, comme le reste du monde d'Europe, la France avait
seulement quelques fragments de connaissance du Bouddha et ses enseignements.
En 1845, un eùrudit francais, Mr. Eugeøne Bournof a tourneù la roue bouddhiste
en Europe avec la publication de son "Introduction aø l'histoire du Bouddhisme
indien." Avec cet oeuvre et ses traduitions des textes bouddhistes,
Burnouf devenait le pionnier de la geùneùration des orientalists francais
qui, pendant la deuxieøme moitieù du 19ieøme sieøcle, introduisaient les
enseignements du Bouddha aux Europeùans.
Parmi les eùrudits fameux, nous trouvions Sylvain Neel, Suzanne Karpeles,
Edouard Chavannes, Alfred Foucher, Alexandra David Neel, mais il fallait
creùditer celui qui a contribueù le plus sur le Bouddhisme et le culture
bouddhiste en France c'eùtait un preâtre francais, Eveùque Bigandet qui
eùtait neù en 1813 aø Doubs, d'Est de la France. Apreøs sa mission
entrainement, Bigandet a voyageù aø Malaysia et puis Burma en 1852.
Laø bas, il eùtudiait et eùcrivait deux volumes treøs importantes et populaires
"La vie du Bouddha" et" La route aø Nirvana." Ses livres eùtaient
treøs inteùressantes dans la grande communauteù bouddhiste en Angleterre
et France.
Pourtant cela, nous devions attendre jusqu'aø la deuxieøme moitieù des
1960s et la premieøre moitieù des 1970s aø reùaliser l'implantation reùelle
du Bouddhisme en France et l'inteùreât de son pratique. Pendant ces
deùcennies, on teùmoignait la croissance du Bouddhisme en France et en
Europe, surtout sur les jeunes intellectuels.
Pas contents des valeurs mateùrielles de leur socieùteù et incapable de
trouver une reùponse satisfaisante aø leurs doutes, les jeunes francais
ont tourneù leur recherche spirituelle et intellectuelle vers les philosophies
orientales. C'est le characteøre le plus rational, pratique et scientifique
du Bouddhisme qui a attireù ces jeunes. Les trois traditions - Tibet,
Japon, et Sud Asia - repreùsentent le paysage aujourd'hui du Bouddhisme
en France mais le Bouddhisme de Tibet est l'eùcole la plus large et developpeùe
en France.
En 1971, le moine Kalu Rinpoche a visiteù Paris la premieøre fois.
Son immense esprit et connaissance a influenceù treøs fortement aux Francais
que trois anneùes apreøs, un centre bouddhiste de Tibet est organiseù sous
son nom. Depuis ce grand succeøs, beaucoup de centres bouddhistes
de Tibet sont reùaliseùs par les autres moines comme Soyal Rinpoche.
Aujourd'hui, il y a 84 centres de reùgistration pour ceux qui veulent apprendre
le Bouddhisme et aussi les monasteøres, les couvents pour les moines et
les bonzesses francaises et europeùans.
A coâteù de ce grand succeøs du Bouddhisme de Tibet, il y a aussi les eùcoles
de Japon, de Thailand, de Cambodia, et Vietnam. Le moine le plus
reùussi des moines Vietnamiens aux pays eùtrangers c'est le Veneùrable
Thich Nhat Hanh qui est le patron des grands communauteùs bouddhistes en
France et Ameùrique comme le Village des Pruniers aø Lyon.
Ces jours ci, l'Union bouddhiste de France prononces qu'il y a environ
500.000 bouddhistes en France: 350.000 orientales et 150.000 francais.
Voici un paragraphe de la lecture du moine Thich Nhat Hanh quand il enseignait
les francais et ameùriques pendant leur retraite pour vous faire connaâitre
un peu la philosophie pratique et reùaliste du Bouddhisme:
"J'ai remarqueù qu'en Ameùrique il y a beaucoup de choses qu'on peut manger:
il y a beaucoup de nourriture en Ameùrique. Dans beaucoup d'autres
pays, il y a moins de nourriture et les gens ont faim. Cependant
en Ameùrique vous n'avez pas le temps de manger. Pour le petit deùjeuner,
le deùjeuner ou le diner vous n'avez pas assez de temps. Ici(en France)
ouø je vis, nous prenons beaucoup de temps pour manger. Manger peut
eâtre treøs joyeux et il n'est pas neùcessaire de manger beaucoup pour
eâtre en bonne santeù.
Le Bouddha nous a enseigneù qu'il y a cinq contemplations pour manger en
pleine conscience:
1. La premieøre contemplation est que la nourriture est le don de la terre,
du ciel et des
personnes qui ont cuisineù. Cette nourriture vient directement du
ciel et de la terre.
Cette nourriture est le messager de l'univers et nous la remercions.
2. La deuxieøme est de meùriter cette nourriture. C'est la pratique
d'un moine ou d'une
bonzesse parce que le nourriture offre de l'amour.
3. La troisieøme est d'eâtre conscient des attitudes neùgatives en nous.
Ne pas se laisser
emporter par ses tendances neùgatives et manger avec modeùration parce
que c'est treøs
important de manger seulement la quantiteù neùcessaire.
4. La quatrieøme porte sur la qualiteù de la nourriture. Je ne prendrais
pas celle qui
m'empoisonne le corps et qui diminue la compassion.
5. La cinquieøme est que je recois cette nourriture pour pouvoir reùaliser
quelque chose
inteùressante et utile dans la vie. Ma vie doit avoir un sens qui
est celui d'aider les
autres aø moins souffrir, aø entrer en contact avec les joies de la vie
et cela peut eâtre
reùaliseù partout.
Dans la tradition bouddhiste, nous honorons trois joyaux. Le Premier
est le Bouddha, celui qui a trouveù le chemin de la compreùhension, de
l'amour, de la transformation et de la gueùrison. Le Second est le
Dharma (les enseignements), ce qui signifie le chemin de la transformation
et de la gueùrison que le Bouddha nous offre sous forme de discours et
de pratiques. Le Troisieøme est la communauteù de pratique appeleùe
Sangha, les hommes et les femmes qui s'engagent sur le chemin de la meùditation,
de la pratique de la pleine conscience.
Il faut apprendre et pratiquer encore les disciplines. Pour les deùbutants,
il n'y a que cinq reøgles. Pour les moines, il y a 2 50 reøgles.
Pour les bonzesses, il y a 348 reøgles.
Si vous inteùressez au
Bouddhisme, vous pouvez le trouver beaucoup d'articles dans la bibliotheøque.
Je vous laisse ici et mille meilleures prieøres pour tous.
Je vous remercie de tout mon coeur.
Namo Le Bouddha Sakyamuni
Eùcrit par Tn Minh Taâm (j'espeøre que je recevrai vos corrections
pour ameùliorer mon
francais. Je ni
le parlais ni eùcris pas depuis trente ans deùjaø. Merci beaucoup)