Demain
dès l’aube de Victor Hugo

Par
TN Minh Tâm
Victor
Hugo, un très célèbre écrivain et poète français du 19 ème siècle, a
contribué au trésor de la littérature française ses oeuvres littéraires de
valeur, traitant spécialement sur les sujets sociaux, d’égalité, et de
discrimination. Ses oeuvres très
connus comme “Les misérables,” “La
Notre Dame de Paris,” etc. sont traduits en plusieurs langues.
Victor
Hugo laissait aussi pour nous un beau vallon de poèmes lyriques et romantiques
valorisant la nature et l’humanité. Parmi ces poèmes celui qui m’a ému le plus est sans doute
le poème “Demain dès l’aube”
qu’il a écrit pour sa fille aimée Léopoldine qui s’était noyée avec son
fiancé:
“Demain
dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois – tu, je sais que tu m’attends.
J’irai par la forêt, j’irai par la montagne
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps!”[1]
Oui,
comme on dit que la tristesse vraiment fait sortir les plus beaux écrits et la
souffrance est maître de l’inspiration,”[2]
moi, je pense qu’après la mort de sa fille, Victor Hugo aurait réalisé trop
tard ce qu’il aimait vraiment par-dessus tout.
C’est
vrai, c’est lorsque les gens que l’on aime s’en vont, que l’on se rend
compte de la valeur qu’ils ont à nos yeux, que ces personnes aimables ne sont
plus là . . . on regrette, on souffre, on se sent si douloureux dans son coeur
déchiré à comprendre tard qu’on a mal vécu avec eux depuis longtemps.
Et
maintenant, âgé, triste, solitaire, étranger dans cette foule de personnes
inconnues qui l’environne, Hugo ne reste que dans son âme l’image parfait
et si doux mais sombre de sa fille Léopoldine:
“Seul,
inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.”[3]
La
souffrance mais aussi son amour profond que Hugo avait pour sa fille sanglotent
à travers les vers émouvants dans “Demain dès l’aube”sous la formation
du quatrain avec la rime croisée à la fin des vers et l’hémistiche dans
chaque quatrain nous ont exprimé les flux et reflux de sensations: chaleur et
éblouissement de la jeunesse de sa fille, les feux de ses beaux yeux; flux et
reflux d’images: visage de sa fille, son sourire radiant comme le soleil . . .
Hugo
pleura silencieusement dans le sel de sa mémoire.
Il a senti qu’il est déséquilibré et heurté, qu’il est tombé
dans le trou le plus noir de son âme blessé.
Rien ne lui reste mais solitude et chagrin d’un vieillard pleurant son
enfant perdu à tout jamais et il me semble que par le symbole “houx vert et
bruyère en fleur,” et le mot ‘Demain’ aurait pu être que seule la mort
pourrait leur permettre de se retrouver plus heureux, pour l’éternité, dans
un autre monde.
[1]
Demain dès l’aube de Victor Hugo.
[2] www.livresonline.com/demaindesl’aube -235.html.
[3]
Demain dès l’aube de Victor Hugo.